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Être rappelé

Être rappelé

 

 

Jenni MAIER est une experte de l’écriture : au fil de sa carrière et de ses expériences, elle a su tirer des enseignements qu’elle nous livre aujourd’hui dans cet article. 

 

Après avoir été licencié, je pensais que ma vie était finie.

Dans les secondes qui ont suivi l’annonce fatidique, je me voyais déjà re-déménager chez mes parents à Tampa, croiser des amis de lycée et leur expliquer ma nouvelle carrière en tant que catsitter, regarder des marathons de série avec ma mère le samedi soir, et essayer de me souvenir à quoi ressemblait ma vie quand j’avais des collègues de travail (qui n’utilisaient pas de litières).

Une amie m’a promis le jour suivant qu’il ne s’agirait que d’une brève passade dans ma carrière, et que mon stress et mon anxiété ne seraient bientôt qu’un vague souvenir. Pour quelqu’un qui n’avait pas dormi ni mangé depuis 24 heures, cela me semblait peu probable. Mais je l’ai remerciée de son « conseil », puis je suis rentré chez moi pour me regarder pleurer devant le miroir, afin que je puisse voir exactement à quoi ressemblait ma tête de pleurnichard quand on m’a annoncé la nouvelle, dans mon (désormais) ancien bureau.

Maintenant, avec le recul, elle avait raison. Et bien que je ne puisse pas remonter dans le temps pour arrêter de me regarder dans le miroir, je peux vous dire que si vous avez récemment perdu votre emploi, vous allez vous en sortir. À vrai dire, vous allez même faire mieux que ça, car l’expérience a été en fin de compte un véritable boost dans ma carrière.

 

Voici donc 5 leçons apprises par mon licenciement, que je n’aurais jamais apprises autrement :

 

1. Vous devez vous arrêter, et respirer un grand coup

J’adorais mon travail et à cause de cela, je travaillais sans relâche. Et il n’y a rien de semblable au fait de se faire dire que vous ne pouvez littéralement (et légalement) pas venir au bureau, pour vous forcer à prendre une pause.
Et bien que les premiers jours de mon récent chômage ont consisté pour moi à vérifier inconsciemment mon portable toutes les 3 à 5 secondes, le mois suivant m’a permis de prendre le temps de souffler et de me relaxer. Oui, je cherchais un nouvel emploi, je réseautais, et je faisais quelques missions en freelance, mais je prenais également le temps de dormir, de manger (et d’apprécier) 3 repas par jour loin de mon ordinateur, et finalement, de quitter certaines pièces sans mon téléphone à la main, et surtout sans culpabilité.

Non seulement je me sentais mieux, mais le fait de prendre du recul sur la pression quotidienne du monde professionnel dont j’étais sorti m’a donné beaucoup de temps pour réfléchir à ce qui me manquait de mon ancien poste et aussi, ce qui ne me manquait pas. Et me rendre compte de ces aspects m’a donné beaucoup plus de clairvoyance quant aux prochaines étapes.

 

2. Votre emploi de rêve n’est pas toujours celui que vous pensez

J’étais plus ou moins en recherche d’emploi depuis environ un an avant d’être licencié. Mais chaque poste que je trouvais ne me semblait pas être le bon. En majeure partie, parce que je recherchais le poste rêvé où je pouvais faire tout ce que je voulais chaque jour, sur mon propre horaire, avec des personnes que j’appréciais, et recevoir pour cette position un salaire conséquent. Mais vu que Kris Jenner (la mère et manager de la célèbre Kim Kardashian) ne m’a pas mis au monde, ce n’était pas chose facile.

Dès que je n’ai plus eu le choix de me trouver une nouvelle opportunité, je me suis soudainement assis et j’ai pensé à ce que je voulais réellement pour mon prochain poste. Qu’est-ce qui importait le plus : un salaire avantageux, ou des horaires flexibles ? Voulais-je passer davantage de temps à rédiger, ou à manager ? Avec cette nouvelle liste d’exigences, j’ai d’un coup trouvé de nouvelles opportunités, que je n’aurais jamais considéré auparavant. Je n’ai pas pour autant baissé mes standards d’exigences, ou que j’ai renoncé à ce qui comptait pour moi professionnellement ,mais j’ai préféré m’intéresser réellement à ce qui rendrait ma journée de travail  idéale.

 

3. Vous ne détestez pas le réseautage autant que vous le pensez

Tout le monde sait qu’il est de bon ton de se construire un bon réseau, et de l’entretenir. Mais quand les choses se sont gâtées, j’ai commencé à privilégier un bon verre entre amis au lieu de prendre un café avec une vague connaissance. Et, au fil des semaines, des années et de mes priorisations, l’idée-même de rencontrer mes contacts LinkedIn m’a semblée absurde.

Mais ce n’est pas le cas quand vous devez trouver un nouvel emploi. Non seulement j’ai commencé à contacter toute personne avec qui ou pour qui j’avais un jour travaillé, mais j’ai également accepté toute opportunité de rencontre qui se présentait – même si cela me semblait hasardeux. Cela m’a tout d’abord permis de trouver mon poste actuel, mais m’a également permis de réaliser le nombre de personnes intelligentes et talentueuses que j’avais eu la chance de rencontrer au fil des années, et enfin que le réseautage n’était pas aussi ennuyeux qu’un rendez-vous de dentiste. Au contraire, il s’agissait d’une vraie opportunité de se connecter (et de se reconnecter) avec des personnes intéressantes et qui avaient réussi.

 

4. Vous devriez prendre plus de risques 

Dans ma frénésie de réseautage, j’ai pris un verre avec une ancienne collègue. Et après quelques verres de vin, elle m’a rappelée qu’elle avait elle-même été licenciée il y a quelques années et que la meilleure partie avait été pour elle d’apprendre à prendre des risques. Elle avait touché le fond, passé en revue les pires scénarios possibles, et avait finalement survécu à cette passade. Peu importe le travail que vous avez ou l’industrie dans laquelle vous travaillez, vous pourriez finir par être remercié pour un nombre incalculable de raisons hors de votre contrôle, alors pourquoi ne pas sortir de votre zone de confort à un moment donné ?

Et c’est la vérité. Lorsque vous réalisez que perdre votre emploi ne signifie pas automatiquement rentrer chez vos parents en aller simple, vous réalisez aussi que le pire scénario envisageable n’est pas si horrible. Ne me méprenez pas, cela a été une période très stressante de ma vie, mais j’avais touché le fond (tout comme mon compte en banque), et je m’en suis sorti. Alors pourquoi ne pas accepter ce poste dans une start-up ? Pourquoi ne pas essayer quelque chose qui ne vous correspond pas à 100 % ? Pourquoi ne pas déménager dans une nouvelle ville ou commencer la carrière de votre rêve dans un secteur plus précaire ?

 

5. Vous n’êtes pas votre métier

Avant de perdre mon travail, je me définissais par celui-ci. Cela a donc été une surprise pour moi quand j’ai appris que je pouvais encore vivre, respirer, et entamer une conversation sans pour autant avoir de titre officiel. Bien sûr, cela semble dramatique, mais l’une de mes premières pensées après mon licenciement a été de me demander comment j’allais désormais me présenter : « Je m’appelle Paul… et j’aime les chiens ? »

Il se trouve que je me mettais finalement la pression pour être et incarner mon travail, pour donner un coup d’envoi aux présentations avec mon intitulé de poste, pour en faire une priorité quotidienne. Ce que j’ai appris est que oui, mon poste ajoutait à ma vie, mais n’en considérait pas l’entièreté. Oui, j’aime ma carrière (et oui, j’aime aussi les chiens), mais il y a plus que ça à mon CV.

Donc, si vous lisez cela car vous pensé avoir touché le fond actuellement, croyez-en mon expérience : oui, cette période est extrêmement difficile. Mais sur le long terme, cela ne sera qu’un bref instant de votre carrière une période de transition avant que ne commence la prochaine grande étape de votre carrière. Et très bientôt, vous aurez appris plusieurs leçons professionnelles qui auront valu la peine de pleurer au bureau.

 

https://www.themuse.com/advice/5-career-lessons-you-only-learn-from-being-laid-off

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