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Être rappelé

Être rappelé

Angela Smith est dirigeante des ressources humaines spécialiste dans l’acquisition et la gestion de talents en entreprise. Elle aide aujourd’hui à la préparation d’entretiens d’embauche en répondant à ces cinq questions délicates. 

  • Le responsable de recrutement pose un bon nombre de questions pour apprendre à vous connaître davantage.
  • Certaines questions d’entretien peuvent paraître parfois déplacées et certaines d’entre elles sont parfois illégales.
  • Découvrez comment répondre à ces questions déroutantes que les recruteurs peuvent vous poser.

 

Vous êtes confortablement installé sur votre chaise en face du responsable de recrutement. Vous passez enfin un entretien pour le travail de vos rêves et tout se passe à merveille. Vous avez déjà répondu aux questions les plus importantes, le courant passe très bien entre le recruteur et vous-même et vous êtes plutôt serein. Quand soudain, il vous pose la question suivante : « Prévoyez-vous d’avoir des enfants ? »

 

Vous ne le savez peut-être pas, mais poser cette question en entretien est illégal. Il en va de même pour toute question liée à votre famille, votre nationalité, votre sexe, votre origine ethnique, votre religion, etc. Toutefois, ces questions sont posées bien plus souvent qu’on ne le pense. Il est donc nécessaire de vous y préparer et de savoir comment y répondre.

 

La meilleure approche consiste souvent à déterminer pourquoi le recruteur pose cette question et s’il a une préoccupation légitime à laquelle il essaie de répondre. Adaptez ensuite votre réponse selon cet aspect-là, évitez la partie illégale de la question et ramenez la conversation sur vos points forts. Voici quelques exemples parmi les plus courants pour savoir comment faire face à ces questions impromptues.


1. Question sur le genre

 

Les questions discriminatoires basées sur le genre sont vastes et profondes. J’ai vu des personnes interrogées se voir poser des questions telles que « Pensez-vous qu’une femme peut faire ce travail efficacement ? », ou encore « En tant que mère célibataire, quels arrangements avez-vous mis en place pour les enfants ? ». 

Sachez que toute question concernant le genre n’a rien à faire lors d’un entretien. Si toutefois le recruteur vous interroge là-dessus, la meilleure approche consiste à répondre sans faire référence au genre. Par exemple, si on vous demande : « Comment géreriez-vous la gestion d’une équipe composée uniquement d’hommes ? », faites abstraction de la dernière partie de la question et concentrez-vous plutôt sur vos compétences en leadership. Répondez par exemple : « Je suis très à l’aise dans un rôle de manager. En fait, dans mon dernier poste, le département que j’ai dirigé a dépassé ses objectifs de vente annuels pendant trois ans consécutifs. »

Lire aussi : La formule secrète pour répondre à la question « quel est votre emploi de rêve »? 

 

2. Questions sur votre état matrimonial ou familial

 

Dans le film Trait pour Trait (Picture Perfect), le personnage joué par Jennifer Aniston demande à une de ses connaissances de prétendre qu’ils sont fiancés. La raison étant que son chef ne souhaite pas lui accorder une promotion car elle est célibataire et n’a aucune attache ni obligation familiale. Une femme célibataire serait donc plus apte à partir vers de nouveaux horizons et à quitter l’entreprise. Une fois sa fausse bague de fiançailles au doigt, elle obtient la promotion tant attendue.

 

Les risques que vous soyez confronté à quelque chose d’aussi direct sont minimes. Mais on peut vous demander quand vous envisagez de vous marier ou si vous allez continuer à travailler après avoir eu des enfants. Toutes les questions relatives à votre situation familiale sont techniquement illégales, mais les employeurs les posent parfois pour déterminer votre engagement envers le poste et l’entreprise, sur le long terme.

 

Une réponse appropriée à ce type de question pourrait être : « Vous savez, je ne suis pas encore tout à fait à ce point-là de ma vie. Mais je suis très intéressé par les parcours de votre entreprise concernant ce sujet. Pouvez-vous m’en dire plus davantage ? ». Cela garantit au recruteur que vous êtes engagé dans votre développement professionnel, mais ne leur promet rien en ce qui concerne votre avenir – et vous permet de ramener la conversation sur un sujet lié à l’emploi, par la même occasion.

 

3. Questions sur votre citoyenneté, nationalité ou votre langue

 

Les employeurs peuvent avoir de grandes difficultés à embaucher des personnes qui ne sont pas légalement autorisées à travailler dans le pays, ce qui a amené les entreprises à prendre des mesures plus strictes pour se renseigner sur les candidats avant même de les rencontrer en entretien. Mais la seule façon pour eux de le faire légalement consiste à poser directement la question suivante : « Êtes-vous légalement autorisé à travailler dans ce pays ? ». Tout autre moyen de formuler cette question, tel que « De quelle origine êtes-vous ? » ou « Où êtes-vous né ? » est illégal.

Cela dit, ces types de questions sont souvent abordées en début de conversation, vous pouvez donc adopter différentes approches pour y répondre. Si vous pensez que c’est une erreur amicale, souriez et dites : « Je viens d’un petit village en Bretagne. Et vous ? ». Mais si cela vous met mal à l’aise, vous pouvez esquiver la question de façon habille en répondant  : « En fait, j’ai vécu dans beaucoup d’endroits. Mais je suis légalement autorisé à travailler ici, si c’est ce que vous demandez. »


Lire aussi : Comment aborder vos forces et vos faiblesses en entretien

 

4. Question sur votre âge

 

Nous avons tous entendu parler de discrimination basée sur l’âge : des candidats plus jeunes sont laissés pour compte pour des candidats plus expérimentés et des travailleurs âgés sont mis de côté en faveur de jeunes employés qui pourraient coûter moins cher en termes de salaire. Il est possible qu’un employeur potentiel s’aventure sur un territoire discriminatoire pour les personnes plus jeunes, sans qu’il soit gêné par des questions de légalité. Par exemple, « Nous avons généralement engagé des personnes plus âgées et plus expérimentées pour ce type de poste ». Cela peut vous paraître injuste, certes.

Cette situation devrait à juste titre vous concerner, mais soyez prêt à répondre à l’objectif du recruteur : avez-vous l’expérience requise pour le poste ? Une bonne réponse serait de revenir à vos compétences liées au poste en question : en soulignant des réalisations spécifiques et en quoi votre expérience pourrait être bénéfique pour l’entreprise.

 

5. Questions sur votre religion

 

Un employeur peut être curieux de connaître vos pratiques religieuses afin de planifier vos jours travaillés en week-end ou en période de vacances. Ainsi, il est possible qu’il vous pose des questions telles que « Quelles fêtes religieuses observez-vous ? » ou « Allez-vous à l’Eglise le dimanche matin ? » (pour répondre à la question « Pouvez-vous travailler le dimanche matin ? ») pour établir votre planning.

 
Les employeurs ne devraient jamais lier leurs préoccupations horaires à des questions religieuses. Si l’entretien est centrée sur votre vie personnelle, essayez de répondre en posant la question suivante : « Quels sont les horaires du poste ? ». Vous pouvez également l’assurer de votre disponibilité en disant : « Je suis tout à fait capable de travailler aux horaires dont vous avez besoin pour ce poste. »

 

N’oubliez pas que de nombreuses fois, des questions illégales ne sont pas posées avec de mauvaises intentions. Un recruteur inexpérimenté peut dire quelque chose comme : « C’est un bel accent. D’où venez-vous ? » pour faire la conversation. Il pourrait ne pas se rendre compte que la question est illégale ou ne pas savoir comment la formuler de manière légale.

Mais si vous estimez qu’une question est inappropriée, vous pouvez également demander au recruteur de préciser en quoi elle est liée au travail. Vous avez également le droit de lui dire que vous ne souhaitez pas répondre à une question si elle vous met mal à l’aise. Et si une question est vraiment choquante et discriminatoire, vous avez également la possibilité de déposer une plainte ou une main courante.

 

Face à une question illégale, vous devez tenir compte de divers facteurs pour décider comment répondre : l’intention de la question, à quel point vous voulez occuper le poste et en quoi votre réponse pourrait nuire à vos chances de l’obtenir. En fin de compte, vous devrez choisir la meilleure ligne de conduite, mais il est bon que vous sachiez où se situe la loi.

Inspiré de l’article 5 Illegal Interview Questions and How to Dodge Them par Angela Smith pour The Muse. 

 

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