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Être rappelé

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Le témoignage d’Elaina Giolando – Ex business développeur chez Uber

 

Si j’avais eu un euro à chaque fois que j’ai entendu : « je voudrais bien prendre le temps de voyager mais je pense que cela risque de nuire à ma carrière » je serais déjà une riche blogueuse.

Laissez-moi-vous raconter un peu mon histoire. L’année dernière j’ai quitté un travail que j’aimais dans le but de faire une pause, pensant passer quatre mois sur les routes à décompresser, pour revenir au boulot en pleine forme. Plus d’un an plus tard, après avoir navigué tout autour du globe, je terminais enfin mon périple sur la côte ouest des États-Unis. Un peu en catastrophe, j’ai donc commencé à chercher un nouveau job à San Francisco. Seulement voila: il y avait un énorme vide d’un an et demi dans mon CV ! Par chance, on m’a rapidement proposé un poste en opérations internationales dans une petite entreprise de la Silicon Valley. Et je devais déjà me rendre au Mexique pour ma première mission – deux semaines plus tard. Finalement, cela s’est même passé encore mieux que ce que j’imaginais. De par mon expérience, ainsi que celle d’autres globe-trotters, prendre une pause longue dans sa carrière n’est plus de nos jours quelque chose d’absolument risqué. Pour cela, il suffit juste de garder quelques conseils en tête, pour avant et après le voyage que vous vous apprêtez à vivre.

 

La vision honnête d’ «une pause voyage »

 

L’impact qu’une pause de voyage aura sur votre carrière dépend déjà du stade où en est cette dernière avant que vous ne partiez. Je ne recommande pas de prendre une pause prolongée avant d’avoir au moins cumulé trois ans d’expérience professionnelle. Personnellement, J’avais déjà quatre ans d’expérience ; dont deux emplois sérieux. On remarque alors à peine le vide sur mon CV parce qu’il y déjà bien d’autres détails pouvant intéresser un recruteur. C’est en quelque sorte la première étape.

La deuxième, toute aussi importante, est de profiter de manière intelligente de son « temps de pause ». Par là j’entends d’entreprendre quelque chose qui en vaille la peine.

En plus de rendre votre voyage encore plus significatif, c’est aussi l’occasion de réaliser quelque chose d’inédit à mettre dans un CV ou une conversation lors d’un entretien d’embauche. N’ayez pas peur du défi : du volontariat, de l’auto-stop à travers l’Inde, voyager seulement par voie terrestre de l’Indonésie à la Russie, collecter des fonds pour une cause, étudier une nouvelle langue, commencer une petite activité à côté tandis que vous êtes sur la route – quoi que ce soit tant que cela vous enrichit et vous garde un peu actif d’un point de vue emploi.

Attention toutefois à ne pas trop céder à la mode du « Backpacking » qui, selon mon expérience, n’est une expérience vraiment enrichissante seulement s’il s’agit de la première fois que l’on essaie. Dans ce cas, deux ou trois mois est une durée optimale pour profiter pleinement de cette expérience.

 

De retour de voyage, les stratégies pratiques pour son CV

 

Une fois votre beau périple réalisé, il faut désormais se remettre au travail. Et fort de cette expérience que vous venez de vivre, voici quelques astuces pour la mettre en valeur lors de votre recherche d’emploi :

Sur votre CV, vous pouvez par exemple changer la section « expérience professionnelle » par « expérience pertinente ». Les recruteurs peuvent penser que le vide temporel que votre voyage laisse signifie juste quelque chose de non pertinent pour le poste en question. Dans tout les cas, vous ne devriez pas inscrire tout ce que vous avez fait sur votre CV, juste ce qui est réellement pertinent pour le travail auquel vous postulez.

La plupart des gens ont tendance à mettre en valeur les dates sur lesquelles ils ont effectué chaque poste. Dans le cas d’un CV pouvant contenir un vide temporel, il convient donc de simplement les mettre moins en évidence pour privilégier d’autres données telles que les pays où vous avez travaillé pour souligner l’expérience internationale.

À partir du moment où vous avez accumulé un nombre conséquent d’expériences pro, je recommanderais de ne même pas mettre votre voyage au cœur de votre CV. Dans mon cas personnel, je n’en ai fait mention que dans la rubrique « information supplémentaire » à coté des langues maîtrisées, tout simplement.

Lors d’un entretien d’embauche, ne parlez pas de votre voyage sauf si on vous le demande. Référez-vous juste à votre dernière expérience professionnelle comme la dernière chose que vous faisiez, car c’est sûrement ce qui est le plus pertinent pour le travail que vous demandez. Si l’on vous parle de votre voyage, présentez-le de manière courte, enthousiaste et faites le lien avec le poste en question. Rappelez-vous, votre façon de présenter ce que vous avez vécu déterminera la façon dont les recruteurs l’interpréteront.

 

Votre vie ne se résume pas à votre carrière

 

On me demande souvent si la durée du voyage a de l’importance. Mon avis : si vous comptiez faire une pause de toute façon, prenez votre temps. Je recommande vraiment au moins six mois, mais une année est selon moi encore mieux. Dans tout les cas, vous avez économisé l’argent nécessaire, vous avez laissé votre travail, vous avez pris toutes les dispositions logistiques pour aller loin. Donc voyez les choses en grand et ne rentrez pas de suite à la maison. Et si vous en avez retiré de l’expérience, le laps de temps que vous aurez consacré ne sera pas ce qui compte le plus.

La vie est plus qu’une série d’évolutions de carrière. Soyez intelligent quant à votre avenir, mais s’il vous plaît ne laissez pas passer une occasion d’explorer d’autres centres d’intérêts, d’autres cultures. Découvrez de beaux endroits et surtout, n’ayez pas peur de faire quelque choses juste pour le principe de vouloir le faire.

 

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