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Être rappelé

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La livraison 2014 de Netexplo Management Report recèle quelques analyses très éclairantes sur la mobilité et la précarité professionnelle des salariés dans les prochaines années.

Nous publions ci-après quelques extraits passionnants de cette analyse visionnaire rédigée par Bernard Cathelat et Sandrine Cathelat.

 

 

netexplo

 

 

L’héritage remis en question

 

La stabilité dépassée?

 

Il y a encore deux générations, il était normal de se fixer jeune dans un métier définitif qu’on pratiquerait toute sa vie, dans une entreprise-famille qu’on ne quitterait pas avant la retraite, en progression lente, mais assurée à partir de son échelon de départ, si bas soit-il…

Le paternalisme était le modèle de management de fidélités croisées, parfois vécues comme une prison, souvent conflictuelles, mais pérennes : comme l’est une famille.

 

Certes, ce modèle est moribond : la mobilité et la précarité individuelles sont devenues des principes basiques de management du néolibéralisme multinational au cours des vingt dernières années, répandues progressivement dans le monde entier.

 

Mais les études sociologiques révèlent que les travailleurs d’Europe latine, et surtout « les plus de quarante ans », sont restés psychologiquement très attachés au modèle traditionnel de stabilité de leur job… d’autant plus aujourd’hui où le chômage menace.

Quant aux jeunes générations, nées dans ce modèle, elles considèrent avec fatalisme ce phénomène comme une calamité naturelle de notre écosystème…

Chez les uns comme les autres cependant, la précarité n’est un booster de productivité motivée que pour une infime proportion des salariés, aujourd’hui.

Très récemment, les études de socio-styles de vie du CCA ont encore mesuré qu’une majorité de salariés français étaient « contents de partir au travail le matin ». La raison n’en est pas seulement la satisfaction d’avoir un emploi en cette ère de chômage. Et sa composante psychologique principale n’est ni l’amour de l’entreprise, ni le caractère passionnant de leur tâche, ni l’argent : c’est la satisfaction de retrouver une communauté familière de collègues, copains, éventuellement amis. La pérennité d’une équipe de travail est encore un indéniable facteur de motivation professionnelle.

 

Notre héritage socioculturel (en Europe latine) faisait (et fait encore pour une large majorité de travailleurs) de la routine un levier de motivation et mobilisation au travail. Les gestionnaires trouvent depuis vingt ans ce facteur de stabilité rassurante trop contraignant, onéreux, paralysant face à leurs impératifs d’amaigrissement et de flexibilité de l’organisation. Il en est déjà résulté la politique de plus en plus répandue d’exploitation des stagiaires, d’appel aux intérimaires et CDD.

 

Aujourd’hui, les technologies numériques proposent à l’entreprise des outils pour radicaliser et systématiser un modèle de Gestion des Ressources Humaines fondé sur la flexibilité humaine individuelle.

 

 

Vers un nouveau modèle de travail « Flex’one » ?

 

Avec le numérique : une organisation de collaborateurs plus individualisés, plus autonomes… moins organisés, plus solitaires ?

 

Une nouvelle niche de travail

 

Ce que propose d’abord de remettre en question la civilisation numérique est la place du travailleur dans l’entreprise, au sens le plus physique du terme.

 

– Est-il nécessaire de faire venir de son domicile, chaque jour, ce collaborateur ? Pourrait-il travailler de chez lui, ou d’un petit local décentralisé à la fois proche de son domicile et de coût immobilier moins onéreux, éventuellement partagé avec d’autres employeurs (work satellite) ?

– Est-il nécessaire de faire courir des cadres d’un site à l’autre de l’entreprise, dispersés autour du grand Paris ou dans le pays? Est-il nécessaire de faire venir de loin des consultants et autres prestataires de matière grise pour un rapport, une discussion ?

– Est-il nécessaire de faire « revenir au bercail » les collaborateurs itinérants ?

– Est-il nécessaire de déplacer du bout du monde ce collaborateur d’une filiale étrangère pour un séminaire, une réunion de travail, un coup de main expert ?

– En conséquence, est-il nécessaire encore de continuer à investir dans de gigantesque tours de bureaux, de vastes campus, des usines géantes où rassembler une fourmilière humaine ? Si cela se justifie facilement autour d’outils industriels lourds, qu’en est-il pour les activités de matière grise et le tertiaire ?

 

Le monde digital répond non à ces questions, et propose ses technologies d’interconnexion numérique en temps réel, pour une organisation alternative d’un nuage de travailleurs décentralisés.

 

Dans l’utopie de la civilisation numérique, le collaborateur idéal est distant, ailleurs et presque « n’importe où » : il n’occupe pas d’espace immobilier, coûte moins en climatisation et électricité, et allège les frais de services communs, parkings et transports, restaurant d’entreprise…

 

Selon le scénario numérique, ces collaborateurs pourraient « habiter-travailler dans le cloud » (c’est-à-dire n’importe où physiquement, tant qu’ils sont électroniquement connectés) tout comme d’autres outils de l’entreprise, data-bases, logiciels, fichiers divers…

 

 

 

 

 

Morgan Philips Outplacement, cabinet d’ Outplacement

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