Morgan Philips Group acquiert les activités de recrutement d'Hudson en Europe

Voir
VOTRE CARRIÈRE, AVEC PASSION.
MENU
Être rappelé

Être rappelé

Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn
fumio_sasaki_et_le_minimalisme

Véritable phénomène de librairie au Japon, le livre de Fumio Sasaki connait un succès retentissant à travers le monde

 

Fumio Sasaki possède un matelas enroulable, trois chemises et quatre paires de chaussettes. Après avoir décidé de minimaliser ses possessions, il a commencé à se sentir plus heureux. Il explique pourquoi.

Fumio Sasaki :

Permettez-moi de me présenter. Je m’appelle Fumio Sasaki, je suis un homme de 35 ans et célibataire, je n’ai jamais été marié. Je travaille comme éditeur dans une maison d’édition.

J’ai récemment déménagé du Nakameguro, un quartier à Tokyo, où j’ai vécu pendant une décennie, à Fudomae, un autre quartier de la ville. Ici, le loyer est moins cher, mais le déménagement m’a couté toutes mes économies.

Certains d’entre vous peuvent penser que je suis un perdant: un adulte non marié avec peu d’argent. L’ancien moi aurait été trop embarrassé pour admettre cela. Parce j’étais rempli de fierté inutile.

Mais honnêtement, maintenant je ne me soucie plus de ce genre de choses. La raison est très simple: je suis parfaitement heureux comme je suis.

La raison? Je me suis débarrassé de la plupart de mes biens matériels.

Le minimalisme est un style de vie dans lequel vous réduisez vos biens au minimum possible.

Vivre avec le strict nécessaire m’a non seulement fourni des avantages superficiels tels que le plaisir d’une pièce bien rangée ou la facilité de nettoyage, mais cela a également conduit à un changement plus fondamental : me donner une chance de penser à ce que signifie réellement le bonheur.

Alors j’ai dis au revoir à beaucoup de choses. Et maintenant je vis chaque jour avec un esprit plus heureux. Je n’ai jamais été aussi heureux que maintenant.

Je n’ai pas toujours été un minimaliste. J’avais l’habitude d’acheter beaucoup de choses, croyant que  l’augmentation de mes biens augmenteraient mon estime de soi et me mèneraient à une vie plus heureuse. J’ai beaucoup aimé collectionner des choses inutiles, et je ne pouvais rien jeter.

En même temps, je me comparais toujours avec d’autres personnes qui possédaient plus ou mieux que moi, ce qui me rendait souvent misérable. Je ne pouvais pas me concentrer sur quoi que ce soit, et j’étais toujours entrain de perdre mon temps. L’alcool était mon évasion, et je n’ai pas essayé de changer; Je pensais que c’était juste une partie de ce que j’étais, et que je méritais d’être malheureux.

Lire aussi: Que répondre à la question « Où vous voyez-vous dans 5 ans ? »

Mon appartement n’était pas très en désordre; si ma petite amie venait pour le week-end, je pouvais le ranger pour le rendre présentable. Un jour, cependant, il y avait plein de livres empilés partout dans ma chambre parce qu’il n’y avait pas assez de place sur mes étagères. La plupart de ces livres, je ne les avais feuilleté qu’une ou deux fois, pensant que je les lirais quand j’aurais plus de temps. Mon placard était rempli de mes vêtements préférés, dont la plupart portés plusieurs fois. La pièce était remplie de toutes choses qui me servaient de passe-temps mais dont je n’avais plus besoin : une guitare et un amplificateur, couverts de poussière, un cahier d’anglais conversationnel, etc… J’avais même un fabuleux ancien appareil photo, qui bien sûr, n’a jamais été utilisé.

Pendant ce temps, je continuais à me comparer aux autres.

J’ai un ami qui vit dans un quartier chic sur un terrain nouvellement développé à Tokyo. Il vit dans une très belle maison,  travaille pour une grande entreprise et a un bon salaire. Il a une merveilleuse femme et un beau bébé, habillé avec des vêtements à la mode.

Il a aussi une Ferrari décapotable blanche qui valait probablement deux fois plus que mon appartement alors que moi j’avais un vélo d’occasion.

On était au même niveau à l’université, je me suis alors demandé ce qui a bien pu se passer pour que nos vies diffèrent à ce point aujourd’hui.

Après, j’ai acheté des billets de loterie, espérant pouvoir me rattraper en un éclair. J’ai rompu avec ma petite amie, en lui disant que je ne pouvais pas voir un avenir pour nous dans ma triste situation financière.

J’ai soigneusement caché mon complexe d’infériorité et agi comme si ma vie était parfaite. Mais au fond je savais que j’étais misérable, et je rendais aussi mon entourage misérable.

Lire aussi: Les 10 secrets des personnes résilientes.

Il peut sembler que j’exagère quand je dis que j’ai commencé à devenir une nouvelle personne. Quelqu’un m’a même dit: « Tout ce que tu as fait, c’est juste de jeter les choses », ce qui est vrai.

Mais en ayant moins de choses autour de moi, j’ai commencé à me sentir plus heureux chaque jour. Je commence lentement à comprendre ce qu’est le bonheur.

Si vous êtes comme ce que j’avais l’habitude d’être – misérable, vous comparant constamment avec les autres, ou voyant que votre vie est nulle – je pense que vous devriez essayer de dire au revoir à certains de vos biens. Oui, il y a certainement des gens qui n’ont jamais été attachés à des objets matériels, ou qui peuvent prospérer au milieu de tout le bazar que forment ces biens, mais je veux attirer votre attention sur les façons dont les gens ordinaires comme vous et moi peuvent trouver les vrais plaisirs de la vie.

le-livre-de-sasaki

Tout le monde veut être heureux. Mais essayer d’acheter le bonheur ne nous rend heureux que pour un peu tandis que nous sommes perdus quand il s’agit du vrai bonheur.

Après ce que j’ai traversé, je pense que dire au revoir à nos biens est plus qu’un exercice de rangement. Je pense que c’est un exercice d’apprentissage sur le vrai bonheur.

Peut-être que cela semble grandiose. Mais je pense sérieusement que c’est vrai.

Source:  The guardian

 

Lire aussi:

Les livres préférés de Mark Zuckerberg.

Les 7 habitudes à bannir pour devenir plus fort mentalement.

Le métier le plus stressant est…

Smartphone: Ceux qui ont réussi leur déconnexion

Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Pas de commentaires.

Laisser un commentaire

Votre adresse ne sera pas publiée.

 
Laisser un commentaire