VOTRE CARRIÈRE, AVEC PASSION.
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Être rappelé

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1. La carrière se gère comme un produit

 

Comment s’y retrouver en tant que travailleur dans cette mer déchaînée sur laquelle chacun doit désormais apprendre à surfer ?

Pour se tenir la tête hors de l’eau, il ne faut pas attendre d’être au creux de la vague pour négocier la suivante.

En effet, si tous les indicateurs traditionnels du modèle économique s’installent dans le rouge, c’est qu’il est grand temps de ne plus raisonner en termes de crise, mais de mutation.

Des bouleversements profonds s’annoncent dans la vie économique et sociale des années à venir. Véritable « marée noire » de l’emploi, ils risquent de tout emporter : plan de carrière, sécurité, hiérarchie, retraite…

Au cœur de ces abysses naîtra une nouvelle entreprise génératrice d’un marché du travail recomposé. Les premiers à comprendre et à anticiper cette nécessaire et salvatrice « Business Revolution » seront les premiers servis. Dans ce nouveau contexte, il faut agir quand tous les signaux de la carrière sont au vert.

Pour connaître le bon moment il faut imaginer que la vie professionnelle est une succession de cycles (comme ceux d’un produit) et donc apprendre à se situer sur ces courbes : le secret étant de commencer une nouvelle courbe avant d’être sur la pente descendante de la précédente.

De même, qu’une entreprise bien gérée lancera un nouveau produit sans attendre la mort complète de l’ancien.

 

 

 

 

Les changements et évolutions doivent intervenir en A et non en B comme c’est le cas chez la plupart des gens. La deuxième courbe doit être légèrement différente, mais cela suppose une remise en cause qui n’est jamais agréable.

L’ensemble des observations et conseils réunis dans ce livre doivent permettre à tout un chacun de toujours satisfaire cette exigence, dans un contexte en mouvement permanent.

 

2. La carrière dépendra de l’employabilité

La seule façon de se garantir la sécurité de l’emploi est de veiller à avoir des compétences suffisamment avancées pour qu’elles soient partout demandées.

Au fur et à mesure qu’évolue le profil des professions, il est nécessaire d’élargir ses savoir-faire et d’abandonner ses activités obsolètes.

Cette exigence avec soi-même garantit sa propre employabilité. Il faut investir sur soi pour protéger le long terme. Car désormais le mérite et les compétences seront davantage reconnus que les titres.

Si dans l’entreprise traditionnelle, on dictait au salarié, le moment de se recycler et la nature du changement requis, dans la société de développement, il incombe à l’individu de rechercher lui-même et en permanence les moyens de revaloriser son activité.

Cela implique non seulement la formation et l’enrichissement de ses missions, mais aussi une bonne information sur le marché du travail, les nouveaux besoins et les nouvelles opportunités créés par l’avancée des techniques.

Il convient alors de mettre en place une veille technologique de son employabilité : suivre l’évolution de son domaine d’expertise, déterminer si le marché du travail l’évalue à la baisse ou à la hausse, déceler de nouvelles attentes, pratiquer l’auto-formation tout au long de sa vie professionnelle.

Il faut penser à développer en parallèle toutes les catégories d’activités : le travail aux honoraires offre, grâce à la multiplicité des clients, une certaine garantie d’activité ; le travail d’autoformation contribue à améliorer ses chances de rester en activité et le travail bénévole permet de créer des réseaux sociaux hors travail.

 

« Le perfectionnement de soi-même est la base fondamentale de tout progrès »

                                                                                                                      Confucius

IDEES POUR ASSURER VOTRE PLEIN EMPLOI

  • Surveiller les évolutions du marché du travail.
  • Se préparer psychologiquement aux changements.
  • Affirmer et revendiquer votre différence.
  • Vous informer et vous former sans cesse pour élargir vos compétences.
  • Apporter chaque jour une valeur ajoutée à votre travail afin de satisfaire votre client (même si celui-ci est votre patron).
  • Saisir chaque opportunité d’élargir et d’activer votre réseau.
  • Apprendre à se servir des nouvelles technologies.
  • Travailler dans le noyau dur tout en essayant d’avoir des petitts « business » à côté.

 

3. Comment mesurer son employabilité ?

L’employabilité est, bien sûr, fondée sur les compétences, mais elle est aussi et surtout conditionnée par une gestion optimale de son potentiel dans un contexte donné. C’est elle qui permettra de retrouver un emploi dans des délais et des conditions raisonnables, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise.

En bref, être employable signifie rester attractif sur le marché de l’emploi.

Pour mesurer son propre degré d’employabilité, il suffit de faire ce test simple :

  • Sait-on exactement la fonction que l’on souhaite exercer ?
  • Se considère-t-on comme une entreprise individuelle ?
  • Sait-on si sa profession est menacée d’obsolescence ?
  • Est-on capable de travailler en équipe ?
  • A-t-on une spécialisation ? Est-on expert en quelque chose ?
  • Connaît-on les grandes tendances du marché du travail de demain ?
  • Connaît-on l’avenir de l’entreprise dans laquelle on travaille aujourd’hui ?

7 oui :                         L’on a 7 fois plus de chances de ne pas être au chômage.

De 3 à 6 oui :              Peut mieux faire. Il faut être plus vigilant et ne pas croire que la perte d’un emploi cela n’arrive qu’aux autres.

De 0 à 3 oui :              Il faut respirer… soufflez. Restez zen.

S’asseoir dans un fauteuil confortable et lire attentivement, crayon à la main « Les 7 secrets de ceux qui ne sont jamais au chômage ».

 

« Qui veut faire quelque chose, trouve un moyen. Qui veut ne rien faire trouve une excuse ».

Proverbe arabe

4. Comment entretenir son employabilité ?

Pour maintenir son niveau d’employabilité, il suffit de suivre quelques conseils simples.

1°-       C’est l’information qui garantira l’avenir. Il s’agit donc de se documenter sur l’entreprise, l’avenir de ses produits et de son marché.

Comme les investisseurs et les actionnaires, apprendre à analyser le rapport annuel.    Il faut penser à se constituer une revue de presse, y compris sur les concurrents, et l’analyser régulièrement.

En établissant un dialogue avec ses fournisseurs et ses clients, on est mieux informé : ils perçoivent souvent les problèmes les premiers.

Il faut déterminer si les concurrents produisent à moindre coûts et comment ? Si les actionnaires investissent dans sa division, c’est bon signe.

2°-       Il faut veiller à apporter en permanence de la valeur ajoutée à l’entreprise : le client doit retirer un bénéfice du travail de chacun. S’il n’est pas possible de relier le poste à des fournisseurs, des clients, alors l’on est le candidat idéal au licenciement.

3°-       C’est en évaluant en permanence ses compétences et aptitudes que l’on devient à même de choisir la formation qui donnera les moyens de bien faire son travail dans les trois prochaines années.

4°-       Si l’on offre des compétences rares à son employeur (compétences techniques, managériales, linguistiques…) il ne pourra plus s’en passer.

5°-       En essayant de comprendre clairement ce que son patron attend, l’on réduit les risques de licenciement car l’on fait ce qu’il désire.

6°-       La carrière sera désormais fondée sur une succession de projets à mener en équipe et non plus sur le statut.

7°-       Le rôle du réseau est désormais capital. Il aide à se faire connaître dans l’entreprise. On hésite toujours à licencier quelqu’un que l’on connaît bien.

8°-       En travaillant avec des collaborateurs dont la carrière est ascendante, l’on multiplie ses propres chances de progression.

9°-       Dans le marché de l’emploi de demain, l’on ne pourra plus se reposer sur le système de l’entreprise. On doit prendre son avenir en main.

En conclusion : il faut garder toujours en mémoire les trois conditions essentielles pour maintenir son employabilité :

  • Posséder des savoir-faire,
  • Etre apte au changement,
  • Avoir un projet professionnel.

Et ne pas oublier que les dates-clefs pour effectuer le bilan de son employabilité sont :

  • Après deux ans de vie professionnelle,
  • Tous les deux ans après avoir changé de poste,
  • Vers 40 ans,
  • Vers 50 ans.

5.  Créer sa propre valeur ajoutée

Si l’on se contente d’appliquer les règles établies, de bien faire son travail et attendre d’être promu, on risque d’être déçu. Il faut être assez imaginatif pour se créer une nouvelle « activité » indispensable au développement de sa société. Ses initiatives seront reconnues, déclenchant ainsi sa promotion.

Les entreprises récompensent en effet de plus en plus leurs salariés plutôt sur leur valeur ajoutée réelle que sur leur titre officiel.

Comme sur un marché, il existera des clients, des supérieurs et collaborateurs, qu’il conviendra de satisfaire. Il faut donc dans un premier temps identifier avec précision qui ils sont et quels sont leurs besoins. L’on sait les satisfaire, on a gagné ! Grâce à sa clairvoyance, on aura su créer son activité.

Mais l’objectif ne doit pas être forcément de devenir manager, mais bien d’être le meilleur dans son domaine et de le rester. Les bons commerciaux, par exemple, ne veulent pas forcément prendre la place des managers, ils veulent plutôt s’occuper des grands comptes. Pour eux, comme pour tout un chacun, ce qui est important aujourd’hui c’est la valeur du projet sur lequel on travaille et non plus le statut. C’est pourquoi on a intérêt à toujours choisir le projet qui augmente ses connaissances et ses compétences. Il faut être ouvert, élargir le champ de sa curiosité, car désormais le pouvoir passe essentiellement par la connaissance, l’auto-amélioration.

 

6. Apprendre à se faire apprécier des autres

Dans ce contexte où l’individu et sa personnalité priment sur les diplômes et les titres, il est capital de tisser un réseau au sein même de son entreprise. C’est en cherchant à se faire apprécier que l’on se rendra totalement indispensable. Plus son autopromotion sera efficace plus sa promotion sera efficiente. Sur ce marché interne qu’est devenue l’entreprise il faut imposer sa griffe, sa marque.

 

« Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose  a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose…Ceux qui font précisément le contraire… et surtout la grande armée des gens d’autant plus sévères qu’ils ne font rien du tout ».

                                                                                                                      Anonyme

L’idée est communément admise que pour s’élever dans la vie, il est nécessaire d’avoir des relations. Cette lapalissade retrouve aujourd’hui son sens dans un contexte où tout est désormais basé sur l’intercommunication des hommes et des machines.

Pour savoir communiquer avec les autres, mais surtout les fidéliser, il convient de faire preuve de psychologie. Ainsi on ne doit jamais oublier que la réussite dans ses rapports avec autrui dépend essentiellement d’une compréhension du point de vue de l’autre. Il y a intérêt à ne jamais prendre les autres de front.

Benjamin Franklin disait : « Je ne veux critiquer personne, je veux dire tout le bien que je sais de chacun ». Pour résumer cette philosophie, disons qu’il faut tenter de comprendre les autres plutôt que les condamner.

La critique est très souvent inutile parce qu’elle place celui qui la subit sur la défensive, blesse son amour propre et provoque fatalement sa rancune. Un jour ou l’autre il risquerait de le faire « payer » dans un contexte qui serait alors peut-être globalement défavorable. Il s’avère déplacé de se mettre à dos, pour quelques détails, des collaborateurs qui pourraient être des alliés si son emploi apparaissait menacé.

Par contre, des compliments bien tournés, crédibles et prodigués au bon moment permettront de gagner des voix.

 

« Traitez un homme pour ce qu’il est et il restera ce qu’il est. Traitez un homme pour ce qu’il peut être et il deviendra ce qu’il peut et devrait être ».

                                                                                                                      Goethe

 

Le désir d’être reconnu est, comme le désir sexuel, l’un des moteurs essentiels de tout être humain. Bien souvent, en famille comme dans le travail, certains souffrent de ne pas être considérés comme ils devraient l’être.

Ainsi, il ne faut jamais manquer une occasion de dire qu’un travail a été bien accompli, d’adresser un compliment et de préférence devant les autres membres de l’équipe plutôt que de souligner les erreurs… surtout en public.

Même les managers, si importants et élevés qu’ils soient dans la hiérarchie sont avides d’éloges intelligents.

Plus globalement, pour conquérir la sympathie générale, il est indispensable de s’intéresser à ceux que l’on retrouve. Les écouter, les laissez parler d’eux : plus l’interlocuteur les écoutera et plus ils le trouveront formidable.

Dans un dîner, chacun se souviendra de celui qui laisse parler et manifeste un vif intérêt pour les propos des autres convives. En les orientant habilement vers leurs sujets favoris et en les écoutant attentivement, on s’instruit mais surtout on se fait de solides relations.

 

« Si vous voulez rallier un homme à votre cause, persuadez-le d’abord que vous êtes son ami, ce sera la goutte de miel qui touchera son cœur et c’est par le cœur qu’on parvient à l’esprit ».

                                                                                                                      Abraham Lincoln

 

L’art d’obtenir des autres ce que l’on souhaite est subtil : il faut se mettre à leur place et faire en sorte qu’ils désirent eux-mêmes faire ce qu’on leur demande. L’important est de leur laisser croire que l’initiative ou la bonne idée vient d’eux.

Le grand principe des relations réussies avec autrui, c’est de s’appuyer sur les forces de l’autre, comme on le fait au ju-jitsu. On ne doit jamais chercher à le contrer sévèrement ni à l’interrompre afin de lui donner l’impression qu’il est la personne la plus importante que l’on ait rencontrée.

Si un conflit survenait, il faut parvenir à s’en dégager habilement en laissant toujours une porte de sortie à son adversaire pour qu’il sauve la face. Une victoire écrasante peut parfois vous coûter aussi cher qu’une défaite.

En résumé, il faut sans cesse faire preuve de psychologie.

Mais comment appliquer au jour le jour ce principe général dans son entreprise pour se faire mieux connaître et surtout apprécier. Plus crûment, quels sont les secrets pour survivre face aux licenciements ?

 

7. Accepter le mouvement

L’ancien modèle industriel avait besoin de salariés structurés, analytiques, orientés vers l’action, qui savaient manier les chiffres et analyser les résultats. Aujourd’hui la société valorise un savoir en perpétuelle mutation.

Pour suivre le mouvement, il faut alors faire preuve d’adaptabilité, être capable de regarder dans de multiples directions, mais aussi d’intégrer des données toujours plus nombreuses et complexes.

L’entreprise elle-même vit une mutation totale.

Hier son organisation calquée sur le monde militaire assurait protection et sécurité à ceux qui y travaillaient, construite autour d’une hiérarchie stable et claire, elle était faite pour durer dans un contexte finalement assez stable comparé à celui d’aujourd’hui.

Chacun possédait son « territoire » et savait de qui il dépendait. Il pouvait ainsi tracer son plan de carrière à travers des tendances et des frontières durablement marquées.

 

« Si vous n’êtes pas dans le rouleau compresseur, vous êtes dans le bitume ».

                                                                                                                      G.Rawlins

 

Le commandement était basé sur la procédure qui permettait de tout prévoir. Le management des hommes se faisait alors sereinement, sans face à face, ni conflit. Chacun s’épanouissait dans un système de promotions calculées à l’ancienneté et perçu comme juste parce qu’aisément mesurable.

Aujourd’hui tout s’ouvre, se disperse.

La structure de l’entreprise est souple, flexible et conflictuelle car il y règne désormais une logique de l’initiative et de la responsabilité. Contrairement au passé, l’intelligence collective prime désormais sur l’intelligence individuelle au cœur d’échanges d’informations démultipliés.

Voici venir l’ère de la transversalité où le génie solitaire n’a plus sa place, chacun étant au service de l’autre avec lequel il est branché et connecté.

La diminution des hiérarchies est le seul moyen de réinsuffler la vie dans les organisations, mais elle introduit aussi l’angoisse dans les pays  où comme en France par exemple, le statut et le grade sont des signes de pouvoir plus importants que l’argent.

 

8. Privilégier l’être au paraître

Au cœur de ce nouveau contexte, la fonction des cadres s’avère totalement différente. Ils n’ont plus pour mission d’encadrer une hiérarchie mais plutôt de coordonner des projets et des équipes. Il est clair alors que les qualités requises changent et que la fonction s’élargit.

Dans cette vision, désormais horizontale, le cadre fait intervenir des acteurs qui ne dépendent pas de lui et il doit donc faire preuve de qualités spécifiques comme par exemple la capacité à favoriser la motivation, le sens de la négociation, du consensus et de l’intérêt commun.

Il doit ainsi se tenir à l’écoute de tout ce qui se passe autour de lui et être prêt à évoluer vers d’autres rôles. C’est sa mobilité qui permettra à l’entreprise de s’adapter à tout moment aux besoins du marché.

Mais la structure devient rapidement plus exigeante en attendant aussi de lui plus d’intelligence, de ténacité, de curiosité, d’autonomie et d’anticipation.

Au total avec moins de repères il devra être toujours plus performant.

Sans aucun doute, le cadre de demain devra être un surhomme mais le peut-il, humainement ?

Le défi semble difficile à relever, pourtant chacun peut espérer réussir car, finalement, ce qu’exige cette nouvelle entreprise, c’est d’être soi-même en exerçant un métier qui lui ressemble.

L’avenir sera donc à ceux qui associeront savoir-faire et savoir-être, c’est-à-dire pour être clair aux fortes  personnalités.

Le portrait de la vedette des nouvelles organisations peut se définir comme un cadre aux nerfs d’acier, qui sait traiter plusieurs problèmes à la fois tout en distribuant harmonieusement les tâches. Il maîtrise la logique floue tout en étant très rigoureux dans son approche des problèmes.

 

« Les gestionnaires combattent les feux, par contre les meneurs d’hommes allument les feux ».

                                                                                                                      Penny Pescarella

 

L’intelligence et la capacité à acquérir un savoir-faire et des connaissances apparaissent comme les nouvelles sources de richesses. Pour garantir la sécurité de son emploi on doit davantage compter sur son cerveau et ses idées que sur sa position.

 

9. Anticiper le changement

 Pour avancer dans la complexité ambiante il est nécessaire de multiplier les points de vue, d’utiliser des outils conceptuels différents et d’élargir les champs de la conscience humaine. Seule l’abstraction des données du système présent permettra de stimuler l’anticipation créative. Cette « mise à distance » favorisera les points de vue multiples sur une même situation, en combinant les différentes approches. Il faut tout à la fois établir le bilan du passé, analyser la situation présente et évaluer le potentiel des tendances du futur proche, comme le font les experts, mais aussi savoir imaginer et entreprendre en s’ouvrant à des horizons plus lointains.

La mentalité purement gestionnaire est condamnée à manquer les rendez-vous de l’histoire.

Cette aptitude à se détacher des comportements acquis et à en inventer d’autres, plus justes et plus adaptés, est une forme de souplesse mentale à laquelle nous sommes malheureusement peu familiarisés.

La globalisation des connaissances et le décloisonnement des savoirs et des techniques nous donneront les moyens de pratiquer avec aisance les approches pluridisciplinaires requises pour l’analyse des contextes.

Cette expression de notre richesse intérieure apparaît comme capitale dans notre capacité à vivre harmonieusement le changement.

 

« Un optimiste, c’est un homme qui plante deux glands et qui s’achète un hamac »

                                                                                              Maréchal de Lattre de Tassigny

 

Face à un processus de mutation il existe trois attitudes : la première, passive, consiste à subir le changement ; la deuxième, réactive, à attendre pour réagir et la troisième, prospective, à agir.

L’attitude est qualifiée de pré-active quand elle est marquée par une préparation au changement et pro-active quand elle inclut une action destinée à provoquer le changement souhaité.

La complexité des environnements fait que chacun désormais doit être pro-actif. Cela signifie qu’en tant qu’être humain il est responsable de sa propre vie et que son comportement découle de ses décisions et non de sa condition. A lui seul reviennent l’initiative et la responsabilité de provoquer des événements.

  • Si l’individu réactif se sent souvent affecté par son environnement (si le temps est beau il se sent bien) au contraire le pro-actif porte en lui son propre temps, il est guidé par certaines valeurs et garde son cap par tous les temps.

Le réactif dépend également de son environnement social : si on le traite bien il se sent bien, sinon il devient défensif et se renferme sur lui-même. En fondant sa vie psychologique sur le comportement de son entourage, il autorise les autres à régir sa vie.

  • Le pro-actif se dirige, lui, en fonction des valeurs auxquelles il a sérieusement réfléchi, qu’il a sélectionnées et qui sont devenues constitutives de sa vie.

Malheureusement, ceux qui connaissent des difficultés professionnelles oublient vite ces qualités de pro-activité. Ils attribuent souvent la responsabilité de leurs problèmes à des circonstances indépendantes de leur volonté, voire aux comportements d’autres personnes. Ils resteront dans l’incapacité de progresser parce qu’ils n’admettent pas que leur situation d’aujourd’hui est le résultat de choix effectués hier.

Plus que tout autre, les dirigeants d’entreprises doivent être en permanence pro-actifs. On leur demande bien sûr toujours d’obtenir des résultats tangibles, de gérer les rapports de force et d’imposer leurs buts, mais aussi et surtout de savoir prendre des risques après extrapolation.

Pourtant le rythme effréné de leur vie ne facilite pas leur réflexion sur l’essentiel, sur le long terme.

 

10. Réussir c’est aussi gérer

Aujourd’hui, les mentalités changent, doucement mais sûrement. Ce serait plutôt désormais le manque d’échec qui surprendrait. Comment, en effet, se sortir sans égratignures d’un contexte économique instable et souvent défavorable.

Celui qui miraculeusement réussirait tout, apparaîtrait désormais plutôt comme celui qui n’a rien tenté. Il serait même soupçonné d’être un pantouflard, voire pire, un « planqué ». S’il n’a pas eu à résoudre de difficultés, à relever de défis, c’est qu’il a fait la politique de l’autruche, sans chercher à se développer. En effet, seuls les individus qui entreprennent, qui gèrent les risques peuvent connaître des échecs.

Vivre des situations défavorables donne même à certains une formidable énergie, une pulsion de survie pour « s’en sortir » et  continuer. C’est souvent le cas de ceux qui ont vécu une « enfance difficile » : ils sont prêts à conquérir la terre entière pour conjurer leur mauvais sort.

Les individus positifs qui réussissent perçoivent certes l’échec comme inconfortable, mais surtout comme une expérience leur permettant d’acquérir plus de maturité. Ils apprennent à en tirer des leçons pour progresser ; parlant plus volontiers de faux départs ou de faux pas.

Ceux par contre qui multiplient les échecs sont souvent ceux qui n’arrivent pas à prendre le recul nécessaire pour écouter les autres. Ainsi certains cadres se prenant pour des dieux vivants minimisent systématiquement le danger et laissent alors les problèmes s’installer.

L’important est surtout de comprendre qu’il n’est pas toujours possible d’obtenir et de réussir tout ce que l’on désire.

La rapidité avec laquelle sont actuellement traitées les affaires requiert une pensée originale et des actions risquées qui peuvent échouer. Mais surtout il ne faut pas penser sans cesse à l’échec, si l’on ne veut pas risquer de le provoquer.

On peut apprendre à gérer ce stress en le limitant à sa sphère d’influence, c’est-à-dire au petit cercle de choses et de gens que l’on peut contrôler et sur lequel l’on a du pouvoir. Ce qui évitera de dépenser de l’énergie à s’angoisser pour des choses sur lesquelles on ne peut agir.

 

« Dans l’écriture chinoise, le mot crise comporte deux caractéristiques, l’un désigne le danger et l’autre une chance à saisir ».

                                                                                                                      J.F. Kennedy

 

Ceux qui ont réussi savent que l’important n’est pas de tout maîtriser en permanence, mais, pour être efficace, de cibler son pouvoir et donc ses chances de réussite.

En courant après la perfection absolue, on risque de paralyser son élan créatif. Par contre, en étant plus tolérant avec soi-même l’on améliore sa productivité et ses relations avec ses collaborateurs.

De la même façon, quand on fait une erreur, il faut l’accepter et il sera alors plus facile d’admettre la réaction de son entourage et de trouver, ensemble, les solutions ad hoc.

Enfin la meilleure garantie contre l’échec est de visualiser sa prochaine victoire, à partir d’objectifs tangibles.

Mais si, malgré tout, on ne peut éviter l’accident, le licenciement, il est important de savoir trouver en soi-même l’énergie pour rebondir.

Cette « renaissance » sera d’autant plus douloureuse pour la plupart des victimes du chômage que la société contemporaine voue un véritable culte au travail.

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