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Être rappelé
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Source : Harvard Business Review – article de Dana Rousmaniere, publié le 6 avril 2015.

 

Que faire si vous réalisez que vous avez pris la mauvaise trajectoire professionnelle ?

Souvent on peut avoir l’impression de ne pas être épanoui dans son travail, d’effectuer une mission qui n’apporte ni motivation, ni évolution professionnelle, et malheureusement nous ne sommes pas les seuls à être dans cette situation. Notre travail n’a plus grand sens à nos yeux, le département dans lequel on évolue est remanié ou tout simplement nos valeurs et nos intérêts ont évolué au fil du temps. Qu’importe, l’aube des quarante ans est là et la personne que nous étions à vingt ans a mûri.

Cette période de crise remet en question toute une période de notre vie professionnelle, où nous avons investi du temps, de l’énergie et notre argent. Lors de cette période nous avons pu créer un solide réseau et développer un grand nombre de qualifications, qui nous ont permis d’acquérir un certain niveau de vie, et des obligations financières qui vont avec. En même temps, nous réalisons que c’est le moment, où il faut opérer le changement, ou sinon il sera trop tard.

Patty McCord, fondatrice de Patty McCord Consulting et ancienne chief talent officer chez Netflix a répondu aux questions de Dana Rousmaniere, consultante à la Harvard Business Review, afin de conseiller les personnes qui souhaitent faire évoluer leur carrière professionnelle.

HBR : Vous avez été responsable du développement des ressources humaines chez Netflix pendant douze ans. Vous avez sûrement rencontré des personnes qui devaient être démotivées professionnellement – peut-être même des individus vivant une véritable période de crise. Quels ont été les conseils que vous avez pu apporter à vos collaborateurs qui ont vécu cette situation ?

PM : Il s’avère que c’était souvent moi qui abordais cette question. Quand je rencontrais une personne qui me semblait malheureuse, je tentais de la confronter rapidement à ce qui n’allait pas dans sa vie professionnelle, et nous pouvions ainsi avoir une discussion plus approfondie et voir d’où venait le problème.

J’ai découvert, par exemple, qu’un salarié responsable de la qualité rêvait de devenir écrivain. Je lui ai donc demandé, « qu’est ce qui vous en empêche ? ».

Un autre exemple, un collaborateur a souhaité prendre six mois de congé sabbatique pour construire des maisons en terre, je lui ai dit : « Si vous souhaitez partir maintenant, allez-y – vivez votre vie ». J’ai pris le temps d’échanger avec ces personnes pour donner vie à leurs projets en posant les bonnes questions telles que celles liées au financement, etc. Certains managers m’ont d’ailleurs reproché de pousser les meilleurs talents vers la sortie. Cependant, j’ai toujours veillé à raisonner de manière différente : pourquoi devraient-ils rester chez nous s’ils ne sont pas épanouis ?

Dans le cas où l’un de vos collaborateurs souhaitait quitter l’entreprise et finalement décidait de revenir, est ce que la porte lui était toujours ouverte ?

Bien sûr, si le poste précédemment occupé par le salarié était au préalable toujours disponible, et qu’il soit encore le meilleur candidat potentiel au moment de sa réintégration. Mais soyons réaliste un salarié à très peu de chance de revenir sur son dernier emploi, si son nouveau projet professionnel est structuré.

Y-a-t-il des points communs chez les personnes qui souhaitent effectuer une réorientation professionnelle au milieu de leur carrière ?

Oui, c’est souvent lié à des facteurs extérieurs sensibles : le décès d’un proche, la naissance d’un enfant ou la validation d’un diplôme. Ce type d’évènement majeur créé souvent un électrochoc qui induit une remise en question personnelle et professionnelle.

Que diriez-vous aux personnes qui envisagent de se réorienter professionnellement ?

Une de mes missions principales est d’indiquer aux collaborateurs qui me contactent, que de rester dans une zone de confort professionnelle n’est plus épanouissant. Le contexte économique actuel fait que la sécurité de l’emploi n’existe plus, il faut savoir prendre des risques. A l’avenir, l’emploi est amené à évoluer et ne sera plus une voie rectiligne mais une autoroute de possibilités sur laquelle chacun pourra projeter ses souhaits et bâtir une carrière.

Beaucoup d’entreprises s’adaptent notamment à ce nouveau mode de fonctionnement.

Effectivement, certaines le font. Cependant un grand nombre d’entreprises n’osent pas communiquer avec transparence : le fait d’indiquer avec honnêteté qu’elles ne pourront pas garantir un emploi à vie à leurs collaborateurs. Les individus sont à la recherche d’une plus grande flexibilité dans leur rapport au travail et à leur carrière.

Il y a une réelle culture du recrutement qui s’est construite autour du « on fait comme ça » et il est, d’une certaine façon, dur de faire évoluer les mentalités sur des fonctions métiers plus flexibles. Il serait intéressant de créer une carrière professionnelle plus riche, meilleure et plus épanouissante, si les entreprises et leurs employés commençaient à se parler avec sincérité sur les attentes de chacun.

En dehors du développement des compétences, vous avez pu participer à des activités liées au recrutement. Qu’avez-vous pensé des profils que vous avez pu recruter ?

Il est important en tant que responsable recrutement de comprendre exactement quelles sont les compétences clés pour chaque fonction. Si vous comprenez et analysez les attentes de chacune de ces compétences vous pourrez présenter des candidats que vous n’auriez pas « sourcés » dans un premier temps.

Par exemple, si un poste requiert une compétence en gestion financière ou une bonne capacité d’analyse, il faut se pencher sur l’expérience générale de la personne, afin de déterminer si cette dernière à pu démontrer une gestion intelligente d’un budget financier ou développer une bonne capacité d’analyse.

A titre d’exemple une personne trop motivée pendant un entretien, peut cacher un manque de compétences. J’ai toujours préféré une personne passionnée par son travail à une personne ayant de meilleures qualifications, et qui est peu intéressée par ses missions.

Les personnes passionnées ont une réelle maturité et de l’expérience, et le plus souvent elles ne considèrent plus leur travail comme leur vie, mais comme une part de celle-ci.…

Cependant, il y a des personnes qui recherchent plus qu’un nouveau travail, mais quelque chose d’encore plus épanouissant.

Cela arrive. J’ai personnellement trouvé que les personnes les plus avancées dans leur carrière, sont celles qui s’attardent le plus sur des problèmes complexes. Elles ont développé une capacité et une passion pour la résolution de problèmes liées à leur mission mais qui influent aussi sur la gestion de l’entreprise, ce qui est beaucoup plus épanouissant et intéressant à leurs yeux.

A titre d’exemple, un comptable en début de carrière s’attardera uniquement à faire son métier comme il lui est demandé : bilan et balance AGée … Après plusieurs années, il s’ouvrira plus peut-être à l’analyse et à la planification financière.

Peut-il y avoir des inconvénients à recruter des personnes reconverties professionnellement ?

Oui, car elles peuvent être blasées. J’ai collaboré avec beaucoup de start-up, et le bon côté des jeunes profils, contrairement aux profils plus expérimentés, c’est que tout est possible. L’innovation provient de l’ingénuité, rien n’est impossible.

Cela s’est démontré pour des personnes reconverties professionnellement dans le domaine de l’IT. Les entreprises IT semblent préférer les jeunes talents qui ont cette ingénuité des compétences novatrices et qui souvent exigent un salaire bien moins élevé.

En effet, lors d’une reconversion dans le domaine des nouvelles technologies, il est important de conserver ses compétences à jour avec l’aide de la direction.

Quelles recommandations apporter aux personnes qui sont toujours en poste et qui commenceraient à « networker » ?

Ne soyez pas effrayé, faites le. Il n’y a rien de mal à prendre un café avec une personne de votre réseau et d’échanger en toute simplicité sur votre métier et votre carrière. Développez votre réseau au quotidien, et pas uniquement lorsque vous songez à vous réorienter.

Quel est le meilleur conseil à donner à une personne qui souhaite sortir de sa routine de mi-carrière ?

Commencez à parler avec les personnes qui occupent aujourd’hui le métier que vous rêvez de faire. Echangez. Si vous pensez que l’herbe est plus verte ailleurs, allez y. La réalisation d’un projet professionnel est un job à temps plein. Investissez.

Pourquoi ne pas prendre un rendez-vous avez un coach en outplacement pour parler de votre transition de carrière ?

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