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Être rappelé
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Article de Margaret Hefferman du magazine Fortune datant du 8 Décembre 2014, traduit par Morgan Philips Outplacement.

 

 

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Vous avez probablement entendu parler des statistiques : Sur les 500 plus grandes entreprises mondiales classées par Fortune, seulement 26 sont dirigées par des femmes. La question qui se pose est : comment cela est-il possible ? Aujourd’hui, les femmes ont quasiment toutes un diplôme du premier cycle ou un diplôme d’études supérieures ; l’argument de la légitimité ne se pose quasiment plus. A la place, l’ambition et la compétitivité des femmes sont remises en question. Les femmes manquent-elles vraiment de ces qualités ?

 

Pour moi, il apparait insultant que la seule raison plausible soit la faute des femmes.

 

Si vous pensez réellement que les femmes manquent d’envie, pensez à cela : Aux Jeux Olympiques de Londres 2012, la meilleure équipe a été l’équipe féminine américaine. Pour la première fois de l’histoire, celle-ci a surpassé les autres équipes nationales et plus particulièrement l’équipe masculine américaine : elles ont rapporté 58 médailles tandis que les hommes 45, et 29 des 46 médailles d’or.

 

Dès lors, pourquoi les femmes ne postulent-elles pas plus souvent à des emplois plus gratifiants ? Pourquoi les femmes se limitent-elles à postuler à des offres souvent en inadéquation avec leur projet et leurs compétences ? Si ce n’est pas un besoin inné, qu’est ce alors ? La question relève d’une haute importance étant donné que les entreprises cherchent à refléter la réalité du marché.

 

Ayant été la PDG de 5 entreprises, je suis arrivée à la conclusion qu’il y avait deux postures trop souvent adoptées par les femmes en entreprise : Le « caméléon » et la « stratège ».

 

 

  • Le  « caméléon »

 

Ce terme est utilisé pour définir un comportement social : celui de se fier aux normes et valeurs d’un groupe social prédominant, afin de minimiser ou cacher ses différences. Pour les femmes, au travail, cela se traduit par ne jamais parler de sa vie familiale, feindre un intérêt pour le football, avoir une position figée pendant les débats sur la diversité etc. Une étude d’Harvard a montré que 61% des salariés ont tendance à cacher leurs vraies natures, et en agissant de la sorte, 66% admettent que cela impacte directement leur estime de soi.

 

Si vous ne sentez pas que vous pouvez être ambitieuse au travail, vous décrédibilisez vos talents. Vous allez avoir tendance à minimiser votre compétitivité, à assimiler les stéréotypes sur les femmes comme étant sans ambition, naïve, et maternelle. Vous allez vouloir passer sous silence cette petite voix interne qui voit les problèmes qui mériteraient d’être évoqués. Cela ne fait que repousser la confrontation mais annihile l’énergie, la créativité, and l’excellence dont font preuve les femmes au travail. Ce processus est inconscient.

 

Quand j’ai ouvert une entreprise de logiciel, mon président et principal investisseur ignorait ma grossesse ; quand je suis retournée au travail après deux semaines en congé maternité, celui-ci m’a demandé si j’avais profité de mes vacances. Avec du recul,  je me rends compte qu’inconsciemment j’avais dû faire énormément d’efforts afin de cacher ce que j’étais réellement à ce moment là : une femme enceinte.

 

 

  • La « stratège »

 

Les recherches montrent que les femmes sont tout aussi compétitrices que les hommes, seulement si, et c’est une grande condition, elles ont une chance de gagner. Aux Jeux Olympiques, les femmes sont confiantes dès le départ car elles savent que leur place est méritée. Elles ne sont là que pour une chose : gagner. Au travail, les femmes savent très bien jauger leurs chances, en évitant de concourir là ou elles pourraient perdre. Elles font preuve de plus de finesse en comparaison avec les hommes qui ont tendance à l’imprudence.

 

Uri Gneezy, un économiste comportementaliste, pionnier dans ce domaine affirme: « Quand certaines femmes talentueuses se heurtent en voulant rester loin de la concurrence, certains hommes faisant preuve d’une inaptitude totale se heurtent aussi, en s’y confrontant ».

 

Le challenge aujourd’hui pour les femmes n’est pas leur manque de compétitivité mais cette dépense d’énergie passée à  vouloir constamment s’adapter, au lieu de se démarquer. En effet, une des façons de se fondre dans la masse est de ne pas paraitre trop ambitieuse.

 

D’un autre coté, si les femmes perdent leurs attitudes apaisantes, et atteignent les positions de top management, deux problèmes disparaissent : la norme change, s’adapter ne devient plus un problème and les femmes ont plus de chances d’avoir de très bons métiers.

 

Est-ce risqué ? Oui mais le plus grand risque serait de ne rien faire. Et les femmes aujourd’hui en sont à ce stade.

 

Si la première vague de féminisme au travail se concentrait sur l’insertion des femmes dans le monde professionnel ; la seconde vague doit se concentrer sur leur intégration totale. Les femmes ne doivent pas exister en tant que clone de leurs collègues masculins ou clones de  personnes invisibles mais en tant que personne ambitieuse, courageuse et assumant leur féminité.

 

L’intégration totale doit être un objectif : Il faut créer des ambiances de travail ou les diverses discussions, la famille, les enfants, l’opéra, les romans  soient socialement acceptables, ou l’aménagement du temps de travail (pour ses enfants) ne vous catégorise pas comme incompétente et ou ne pas avoir un travail que l’on souhaite soit vu comme un manque d’ambition.

 

La vérité sur la compétition et le genre réside en cela : certaines personnes (hommes et femmes) sont plus compétiteurs que les autres. Avoir une attitude combative est très souvent corrélé avec l’échec dans la vie professionnelle et personelle. La réussite dans votre carrière dépend énormément du réseau et des connaissances que vous avez acquis ; et cela augmente de manière exponentielle si vous avez fait preuve d’entraide durant vos expériences professionnelles. Cela signifie que se mettre en concurrence les uns des autres est contreproductif tandis que se soutenir, s’encourager, ou s’aider ne peut que vous rendre plus fort.

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